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266 morts en un seul mois. 674 vies brisées en trois mois. Les chiffres tombent, les discours se taisent. L'insécurité routière tue dans l'indifférence générale — et le silence politique est assourdissant.

Mars 2026 : une hécatombe qui ne fait plus la une

L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) vient de publier ses données pour le mois de mars 2026. Le constat est brutal : 266 personnes ont perdu la vie sur les routes de France, contre 257 en mars 2025. Soit neuf morts de plus en un mois. Une hausse de +4 % que l'on pourrait qualifier de "modérée" — si tant est qu'on puisse qualifier de modéré le fait que des êtres humains meurent en plus grand nombre sur l'asphalte de notre pays.

En métropole, la réalité est encore plus sombre : +6 % de mortalité. Quatorze familles supplémentaires endeuillées. Quatorze enterrements que personne n'aura commémorés à l'Assemblée nationale.

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Les victimes oubliées : cyclistes, piétons, jeunes et aînés

Ce que révèlent ces statistiques va bien au-delà d'un simple pourcentage. Ce sont des visages. Des trajectoires de vie stoppées net.

Les cyclistes paient un tribut particulièrement lourd : 16 tués en mars 2026, soit 6 de plus qu'en mars 2025 — une hausse de près de 60 % sur ce seul profil d'usager. Les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) enregistrent quant à eux +5 morts et +20 % de blessés graves. Les piétons sont 43 à avoir perdu la vie, trois de plus que l'année précédente.

Mais ce qui alarme Victimes Solidaires, c'est la vulnérabilité criante de deux tranches d'âge aux antipodes de la vie : les 18-24 ans (39 tués, soit 9 de plus) et les 65 ans et plus (74 tués, soit 7 de plus). Les uns au début de leur vie adulte. Les autres au soir d'une existence construite. Tous fauchés par une route que la puissance publique n'a pas su rendre plus sûre.

Un premier trimestre 2026 alarmant : +7 % de mortalité

L'analyse trimestrielle confirme qu'il ne s'agit pas d'un accident statistique. Sur les trois premiers mois de 2026, 674 personnes sont mortes sur les routes métropolitaines — une hausse de +7 % par rapport au premier trimestre 2025. Les routes hors agglomération affichent +11 % de mortalité. Le nombre de blessés graves atteint 3 316, en progression de +4 %.

Ces chiffres dessinent une tendance de fond, pas une anomalie ponctuelle. Et cette tendance est mauvaise.

À un an de la présidentielle : l'insécurité routière, grande absente du débat

Victimes Solidaires pose la question sans détour : où sont les candidats ? Où sont les programmes ? Où sont les mesures d'urgence ?

Chaque année, la violence routière tue davantage que bien des pathologies qui mobilisent des plans nationaux, des budgets dédiés, des ministres délégués. Pourtant, le sujet reste absent des tribunes, écarté des plateaux, relégué aux communiqués techniques de l'ONISR que personne ne lit.

Les victimes de la route ont des noms. Leurs familles ont des visages. Elles attendent des actes — pas des courbes PowerPoint.

Il reste un an. Un an pour que l'insécurité routière redevienne une cause nationale. Un an pour que les candidats à la présidence de la République comprennent qu'ici, le silence coûte des vies.

Au-delà des statistiques, les droits des victimes de la route restent encore trop méconnus.

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Vos questions, nos réponses

Qui va déterminer mon droit à indemnisation ?

Si vous êtes passager d’un véhicule, piéton ou cycliste, pas de difficultés : la loi vous garantit une indemnisation intégrale. C’est l’assureur du véhicule vous transportant (pour les passagers) ou l’assureur du véhicule adverse qui devra vous indemniser. Dans les autres cas, pour déterminer votre droit à indemnisation, le procès-verbal de police ou de gendarmerie est une pièce essentielle. Il va permettre de déterminer les circonstances de l’accident et les fautes éven­tuelles des conducteurs. Votre indemnisation en dépend si vous étiez conducteur au moment des faits. Si vous n’avez commis aucune faute de conduite, votre droit à indemnisation est total. Si on peut vous reprocher une faute, votre indemnisation risque d’être réduite selon la gravité de cette faute. Tout cela, c’est le procès-verbal d’accident qui va le déterminer. Soyez vigilants, l’expérience démontre qu’un grand nombre de procès-verbaux sont imprécis, incomplets. Parfois ce sont les situations qui sont litigieuses. Enfin, n’ignorez pas que les assureurs ont, entre eux, des conventions qui prévoient, dans certaines circonstances un partage de responsabilité automatique qui réduira d’autant votre droit à indemnisation. Pour éviter ces pièges, il faut agir rapidement et ne pas hésiter à prendre conseil.


Sans procès-verbal, comment démontrer la qualité de piétons, de cyclistes ou de passagers afin d'obtenir rapidement une provision ?

Certes la Loi Badinter du 5 juillet 1985 garantit l’indemnisation des victimes qui n’étaient pas conductrices au moment de l’accident. Néanmoins, la difficulté sera de démontrer votre qualité de piéton, de cycliste ou de passager. Devoir attendre le procès-verbal pourrait prendre plusieurs mois et retarderait d’autant toute provision. Il existe néanmoins des moyens simple pour démontrer que vous n’étiez pas conducteur. Pour les passagers, une attestation du conducteur fera l’affaire. Dans les autres cas, il est conseillé de demander au commissariat ou à la gendarmerie chargé de l’enquête un « triplicata d’accident », formulaire simplifié constatant l’accident et l’identité des personnes impliquées. On peut aussi produire des articles de presse mentionnant que la victime était cycliste ou piéton. Ces preuves sont admises par les tribunaux et doivent satisfaire votre assureur.


En cas d'accident de la route, doit-on attendre d'obtenir le procès-verbal pour obtenir une provision ?

La loi Badinter du 5 juillet 1985 prévoit un droit à indemnisation intégrale pour certaines catégories de victimes : les passagers d’un véhicule, les piétons ou les cyclistes heurtés par un véhicule, les conducteurs ayant quitté le volant au moment de l’accident et considérés dès lors comme piétons. Dans tous ces cas, sauf faute exceptionnellement grave (et rarement retenue) de la part des victimes, l’indemnisation est acquise quelque soient les circonstances. Plus besoin d’attendre les conclusions de l’enquête sur les responsabilités pour déclencher les premières demandes de provisions sur votre indemnisation définitive. Ainsi, le processus indemnitaire pourra commencer sans attendre d’obtenir la copie du procès-verbal. Parfois, les assureurs jouent la montre afin de gagner du temps. En théorie, si la victime n’était pas conductrice au moment de l’accident et que cela peut être prouvé, une provision doit être versée sans délai et une expertise médicale doit être mise en place.


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